Face aux défis posés par la gestion des ressources en eau au Koweït, les eaux grises peuvent contribuer à la préservation de l’eau douce utilisée pour l’entretien des espaces verts, notamment pour les pelouses, les arbres et les plantes non fruitières.
Les eaux grises sont des eaux usées provenant de sources autres que les égouts, comme les lavabos, les baignoires et les machines à laver. Elles sont considérées comme moins polluées car elles peuvent être traitées et réutilisées pour l’irrigation.
Le directeur général par intérim de l’Autorité publique pour l’agriculture et la pêche, l’ingénieur Salem Al-Hai, estime que l’utilisation des eaux grises pour l’irrigation peut contribuer à réduire les coûts de production et à soutenir les efforts nationaux en faveur du développement durable.
Lors d’une réunion vendredi, M. Al-Hai a ajouté que les eaux grises peuvent alléger la pression sur les ressources en eau dessalée, qui représentent 95 % des ressources en eau douce du pays, et contribuer à la préservation de l’eau à hauteur de 20 à 35 %, notamment pour l’irrigation et les services publics.
Il a expliqué que les eaux grises présentent des avantages environnementaux, notamment la réduction des émissions de carbone des usines de dessalement (qui figurent parmi les secteurs les plus polluants) et la diminution des rejets d’eaux usées dans les milieux marins et désertiques, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Elles favorisent également la pérennité du couvert végétal en fournissant une source d’irrigation continue et stable.
Il a précisé que les eaux grises apportent aux plantes des nutriments naturels tels que l’azote et le phosphore en faibles concentrations, réduisant ainsi partiellement les besoins en engrais. Toutefois, elles ne remplacent pas un programme de fertilisation équilibré, lequel permettrait de réduire le recours aux engrais chimiques.
Il a ajouté que les eaux grises contribuent également à améliorer l’efficacité de l’irrigation lorsqu’elles sont utilisées avec des systèmes d’irrigation goutte à goutte. De plus, elles soutiennent les projets de réhabilitation environnementale et la plantation d’arbres indigènes adaptés aux conditions désertiques.
Al-Hayi a indiqué que plusieurs plantes peuvent être irriguées avec des eaux grises traitées, notamment des arbres d’ombrage comme le sidr, le ghaf, l’acacia, le conocarpus et la rose trémière, ainsi que des arbres ornementaux tels que le laurier-rose, le tecoma et les palmiers, des pelouses et des plantes du désert tolérantes au sel.
Il a souligné que l’utilisation des eaux grises contribue à renforcer la sécurité hydrique et réduit les risques liés aux fluctuations énergétiques ou à l’arrêt des usines de dessalement. Elle soutient également les engagements environnementaux internationaux du Koweït et ses plans de développement durable à long terme en matière d’efficacité des ressources et de protection de l’environnement, conformément à la vision de développement de l’État du Koweït (Nouveau Koweït 2035).


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