Entre optimisme politique et pressions économiques…

Malgré la volatilité des marchés, le cours de l’or a conservé une partie de ses gains, porté par un optimisme prudent quant à la possibilité d’une reprise des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un règlement politique du conflit au Moyen-Orient.

Le précieux métal a connu un repli notable, chutant de 1,1 % à 4 786,54 dollars l’once, effaçant ainsi les gains enregistrés après une hausse de plus de 2 % lors de la séance précédente. Ce mouvement intervient alors que Washington et Téhéran cherchent à organiser une nouvelle série de négociations dans les prochains jours, dans l’espoir d’une reprise rapide du dialogue.

Parallèlement, la récente baisse des prix de l’énergie a contribué à atténuer les pressions inflationnistes, soutenant ainsi la relative stabilité du cours de l’or. Malgré les fluctuations des prix du pétrole, ceux-ci sont restés inférieurs à 100 dollars le baril, coïncidant avec la stabilisation de l’indice du dollar après son repli lors de la séance précédente.

Cependant, les craintes d’inflation continuent de peser sur les marchés, les investisseurs pariant sur le maintien de taux d’intérêt élevés par les banques centrales pendant une période prolongée, ce qui exerce une pression sur l’or, actif non rémunérateur.

Depuis le début du conflit, l’or a perdu environ 9 % de sa valeur, impacté par des ventes massives d’investisseurs cherchant à compenser leurs pertes sur d’autres marchés durant les premières semaines de la crise.

Dylan Wu, du Pepperstone Group, estime que le marché reste tiraillé entre deux forces opposées : d’une part, la possibilité d’une désescalade du conflit, et d’autre part, la persistance des pressions inflationnistes. Elle souligne que la persistance de taux d’intérêt élevés limite la capacité de l’or à réaliser des gains significatifs.

Parallèlement, le détroit d’Ormuz demeure un point de tension majeur, les tensions persistant autour de cette voie maritime essentielle au commerce mondial du pétrole. Les États-Unis continuent d’imposer des restrictions maritimes aux exportations de pétrole iranien, tandis que Téhéran envisage des solutions pour réduire ses livraisons.

Malgré les difficultés actuelles, les perspectives à long terme restent favorables pour l’or, plusieurs banques misant sur une reprise future. L’or au comptant a reculé de 0,9 % à 4 796,21 dollars l’once à Londres, tandis que l’argent a chuté de 1,4 %, les autres métaux et l’indice du dollar restant globalement inchangés.

Loading

Rate this post

La Gazette

Learn More →

You May Have Missed!