Des documents rares et une carte historique dévoilent des détails précis sur la vie du plus grand dramaturge, à l’apogée de son art… Dans une découverte historique éclairant l’une des périodes les plus énigmatiques de la vie de William Shakespeare, des chercheurs sont parvenus à localiser précisément sa seconde demeure londonienne, après des siècles de débats et de spéculations.
Cette découverte devrait enrichir l’importance culturelle et touristique du site, compte tenu de son lien avec l’une des périodes les plus prolifiques de la production théâtrale de Shakespeare, et potentiellement en faire une destination incontournable pour les passionnés de littérature du monde entier.
Cette avancée est le fruit des recherches menées par la professeure Lucy Munro du King’s College de Londres, qui a découvert une carte du XVIIe siècle dans les archives municipales, corroborée par trois autres documents historiques, permettant ainsi de déterminer avec une remarquable précision l’emplacement et la superficie de la maison.
La propriété se situe dans le quartier historique de Blackfriars, et la carte révèle son plan en forme de L, ses limites étant clairement définies par rapport aux points de repère modernes. Ceci permet de mieux comprendre la vie de Shakespeare au cœur de Londres.
L’une des révélations les plus importantes est que la plaque commémorative bleue de St. Andrews Hill se trouve en réalité précisément à l’emplacement de la maison, et non seulement à proximité comme on le pensait auparavant, ce qui modifie la carte historique du quartier.
Les chercheurs pensent que Shakespeare a écrit ou coécrit certaines de ses œuvres tardives dans cette maison, notamment « Henri VIII » et « Les Deux Nobles du voisinage », en collaboration avec l’écrivain John Fletcher. Ceci est particulièrement pertinent compte tenu de la proximité de la maison avec le Blackfriars Theatre, situé à quelques minutes seulement.
Bien qu’il n’existe aucune preuve concluante de sa résidence permanente dans cette maison, l’emplacement et la taille de la demeure confortent l’hypothèse selon laquelle Shakespeare a passé une partie importante de ses dernières années, avant sa mort en 1616, période qui marque l’apogée de son œuvre littéraire.


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