Point de vue…

Nous avons partagé trois pages d’un article du journal De Standaard en néerlandais.
– traduire l’ensemble du texte en français tout en conservant la structure et le sens journalistique.
* Belgique risque de perdre son autorité à cause de sa position faible envers Israël.
« Cela n’échappe pas aux autres pays », déclare l’ancien diplomate Jozef Smets.
Même la diplomatie se lance désormais dans la bataille contre la politique israélienne du gouvernement De Wever.
« Nous travaillons avec eux comme si de rien n’était », déclare Smets.
Cette attitude, selon lui, menace le statut international de la Belgique et la fragilise dans les alliances et les instances internationales.
« La Belgique se targue d’avoir un ton moral élevé sur la scène internationale. Mais si les paroles ne sont pas suivies d’actes, cela devient creux », explique Smets.
« Quand un pays comme le nôtre, connu pour défendre le droit international et les droits humains, se tait ou minimise face à des violations graves, la perte de crédibilité est énorme. »
Smets, ancien ambassadeur ayant servi dans 21 pays, raconte que de nombreux diplomates belges sont frustrés de devoir composer avec une ligne politique jugée trop conciliante envers Israël, notamment en ce qui concerne la répression contre les Palestiniens.
Dans les ministères, selon lui, certains ministres ont ralenti ou bloqué des positions plus fermes déjà prêtes à être adoptées.
« Les Palestiniens ont beaucoup de mal à obtenir un visa belge. Mais un militaire israélien peut aller à Tomorrowland sans problème »
Jozef Smets témoigne que ce double standard est ressenti comme injuste, tant dans le corps diplomatique que par le grand public.
Il rappelle que la Belgique a toujours cultivé une image d’État défendant les plus faibles et soutenant la paix.
« Ce sentiment que nous gaspillons notre réputation internationale durement acquise est largement partagé », dit-il.
Il évoque aussi le contraste avec d’autres pays européens :
« Les Pays-Bas, par exemple, envisagent déjà des sanctions concrètes. Nous, nous continuons à parler de “regretter” certaines actions, mais sans mesures. Cela ne suffit plus. Désormais, il faut des sanctions. »
Mesures possibles évoquées
•Suspension de certains accords commerciaux avec Israël tant que les violations persistent.
•Reconnaissance officielle de l’État de Palestine.
•Pressions diplomatiques plus fortes dans les instances européennes.
Smets insiste sur le fait que cela ne signifie pas rompre tout dialogue, mais plutôt rééquilibrer la position belge pour qu’elle corresponde à ses valeurs affichées.
Portrait de M. Jozef Smets
•Né en 1958 à Malines.
•Études d’histoire moderne, études orientales et communication à la KU Leuven.
•Carrière diplomatique dans plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe.
•Retraité depuis 2023, il publie régulièrement des analyses et tribunes.
Ancien diplomate à l’ambassade du Belgique 🇧🇪 au Koweït.
Excellence SMETS
notre envoyé spécial à Bruxelles

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La Gazette

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