Reuters, dans un rapport touristique exhaustif, a mis en lumière les trésors archéologiques enfouis au Koweït, progressivement mis au jour ces dernières années par des missions internationales œuvrant dans le cadre d’un projet de valorisation des sites historiques et de leur transformation en destinations touristiques attractives.
L’agence rapporte que les travaux de la mission polonaise de l’Université de Varsovie ont récemment révélé des secrets millénaires avec la découverte de plus de 20 fours datant d’environ 7 700 ans, ainsi que d’une maquette de navire, de figurines et de restes d’orge estimés à 7 500 ans, et de poteries sur le site de « Bahra 1 » à Subiya, considéré comme l’un des plus anciens et des plus vastes sites habités de façon permanente ou semi-permanente par l’homme dans la péninsule arabique.
Reuters ajoute que la mission polonaise est l’une des neuf missions archéologiques internationales qui se rendent chaque année au Koweït pour fouiller différents sites, notamment l’île de Failaka, qui constitue un axe majeur des futurs projets de développement du tourisme culturel.
Dans une déclaration à Reuters, Mohammed bin Redha, secrétaire général adjoint par intérim chargé des antiquités et des musées au Conseil national de la culture, des arts et des lettres, a annoncé l’existence d’un plan ambitieux visant à transformer plusieurs sites historiques, notamment l’île de Failaka, en attractions touristiques susceptibles d’attirer des visiteurs du Koweït et de l’étranger.
Il a expliqué que le Conseil avait signé en 2024 un accord avec le Fonds international pour les monuments et les sites (FIM) afin de constituer un dossier spécifique pour l’île de Failaka, dans le but de la soumettre à l’UNESCO pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial.
Il a ajouté : « Failaka est le seul lieu où convergent cinq civilisations… Si le Koweït est riche en pétrole, Failaka recèle un trésor d’histoire culturelle. »
M. Bin Redha a souligné que le Koweït s’emploie actuellement à développer l’infrastructure touristique de l’île, notamment les routes, les transports, les équipements, les services et la formation des guides, afin de permettre l’accueil des touristes. Il a expliqué que le nombre de visiteurs ne se compte actuellement que par dizaines chaque semaine, mais que l’inscription de l’île sur la Liste du patrimoine mondial « ouvrira de nouvelles perspectives pour le tourisme culturel et fera découvrir son histoire au monde entier ».
Pour sa part, le Dr Hassan Ashkanani, professeur d’anthropologie et d’archéologie à l’Université du Koweït, estime que le pays doit valoriser ses découvertes archéologiques en développant une économie créative qui, au-delà de sa valeur scientifique, contribue à générer des retombées économiques et culturelles.
Il a ajouté que chaque mission archéologique évalue le potentiel du site étudié en vue de son développement en une destination touristique viable, soulignant que le Koweït compte des dizaines de sites propices à l’investissement touristique à Failaka, Kazma et Subiya. M. Ashkanani a conclu en exprimant l’espoir que la vision de l’État, qui consiste à transformer ces sites en destinations touristiques, se concrétise avant 2035.



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