Une découverte archéologique remarquable, qui ravive les secrets du passé, a été annoncée en Égypte : un temple mystérieux qui réécrit l’histoire de l’ancienne cité de Péluse, dans le nord du Sinaï.
La mission archéologique égyptienne du Conseil suprême des Antiquités a révélé hier, jeudi, après six années de fouilles sur le site de Tell el-Farma, à Péluse, dans le nord du Sinaï, les vestiges d’un édifice religieux unique dédié au culte du dieu local, Pélusios. Cette découverte est considérée comme un apport majeur à la compréhension de l’histoire de la région et de son rôle dans le monde antique.
Le ministre du Tourisme et des Antiquités, le chérif Fathy, s’est réjoui de cette importante découverte, soulignant qu’elle témoigne de l’importance stratégique et archéologique du nord du Sinaï et de la richesse de ses sites prometteurs qui recèlent encore de nombreux secrets.
Il a également insisté sur l’engagement du ministère à poursuivre les fouilles et les études scientifiques sur le site, contribuant ainsi à soutenir la recherche scientifique et à enrichir les connaissances humaines.
Styles hellénistique et romain
Le Dr Hisham El-Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, a expliqué que cette découverte souligne l’importance de la cité de Péluse et son rôle essentiel de centre de diffusion et d’influence des idées religieuses et culturelles dans de vastes régions du monde antique.
Il a également noté que la conception architecturale du temple reflète un mélange unique de traditions égyptiennes antiques et de styles hellénistique et romain, illustrant de manière exceptionnelle les interactions culturelles.
Le professeur Mohamed Abdel-Badi, directeur du secteur des Antiquités égyptiennes, a précisé que les vestiges du temple consistent en un immense bassin circulaire d’environ 35 mètres de diamètre, relié à la branche pélusiaque du Nil. Ce bassin était rempli d’eau chargée de limon du Nil, symbole de son association avec le dieu Pélusios, dont le nom dérive du grec « pois », qui signifie « boue ». Le bassin est entouré d’un système intégré de canaux de drainage, tandis qu’une base carrée, probablement destinée à supporter une statue colossale de la divinité, se dresse en son centre.
Un site d’abreuvement sacré
Les vestiges archéologiques témoignent d’une utilisation continue de ce site du IIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C., avec seulement quelques modifications architecturales mineures au fil des siècles. Ceci reflète son importance et son rôle religieux durable sur de longues périodes.



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