Prix ​​du pétrole proches de 100 $…

Les prix du pétrole koweïtien ont connu une hausse significative en fin de semaine, sous l’effet de la forte progression des marchés mondiaux. Cette situation a propulsé le prix du baril au-dessus du seuil de rentabilité fixé par le budget de l’État, une évolution susceptible de renforcer la capacité des finances publiques à réduire le déficit prévu.

Les données publiées par la Kuwait Petroleum Corporation indiquent que le prix du pétrole koweïtien a augmenté d’environ 5,67 $ pour atteindre 98,48 $ le baril, contre 92,81 $ la veille. Cette tendance haussière se poursuit dans un contexte de forte reprise des marchés mondiaux de l’énergie.

Ces hausses sont particulièrement importantes pour l’économie, compte tenu du lien direct entre les recettes pétrolières et les finances publiques. Le nouveau budget a fixé le seuil de rentabilité du pétrole à environ 90,5 $ le baril, niveau auquel les recettes pétrolières égalent les dépenses publiques sans engendrer de déficit.

D’après les prix annoncés, le prix du pétrole koweïtien dépasse le seuil de rentabilité d’environ 7,98 $ le baril. Cela ouvre la voie à une réduction du déficit budgétaire prévisionnel si les prix se maintiennent à ces niveaux ou augmentent encore dans les prochains mois.

Prix prudent

Le budget général de l’État repose sur un prix du pétrole prudent de 57 dollars le baril. Cela signifie que les prix actuels dépassent largement le prix retenu pour le budget, ce qui accroît les recettes pétrolières réelles par rapport aux projections.

Le maintien des prix du pétrole au-dessus du seuil de rentabilité confère aux finances publiques de l’État une plus grande flexibilité, que ce soit pour financer les projets de développement et d’investissement ou pour soutenir les dépenses publiques. Il renforce également les réserves générales de l’État et améliore les indicateurs financiers.

De plus, le maintien des prix à ces niveaux élevés pourrait contribuer à alléger la pression sur le budget au cours de l’exercice financier actuel, compte tenu notamment de la volatilité des marchés mondiaux et des défis géopolitiques qui affectent les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement.

Si les prix du pétrole continuent de se maintenir au-dessus du seuil de rentabilité, cela pourrait avoir un impact positif sur les performances financières du pays, offrant ainsi au gouvernement une plus grande marge de manœuvre pour gérer les dépenses et mettre en œuvre les projets de développement conformément aux plans économiques approuvés.

Hausse historique

À l’échelle mondiale, le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a bondi de plus de 12 % à la clôture de vendredi, mais est resté inférieur à celui du Brent. Les acheteurs se sont précipités sur les barils disponibles, face à la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, conséquence de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Cette situation est alimentée par l’escalade des tensions entre les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, d’autre part.

Le Brent a progressé de 7,28 dollars, soit 8,52 %, pour atteindre 92,69 dollars le baril, enregistrant une hausse hebdomadaire d’environ 27,9 %.

Le WTI (NYMEX) a grimpé de 9,89 dollars, soit 12,21 %, à 90,90 dollars, signant ainsi sa plus forte progression hebdomadaire depuis le début de sa cotation en 1983, avec une hausse de plus de 35 %.

Il s’agit de la deuxième séance consécutive où la hausse des contrats à terme sur le pétrole brut américain surpasse celle du Brent.

Arrêt des exportations

Le ministre qatari de l’Énergie a déclaré au Financial Times, dans une interview publiée vendredi, qu’il s’attend à ce que tous les producteurs d’énergie du Golfe suspendent leurs exportations dans les prochaines semaines. Selon lui, cette mesure pourrait faire grimper le prix du pétrole à 150 dollars le baril.

Goldman Sachs estime que le prix du pétrole devrait dépasser les 100 dollars le baril si la grave crise qui perturbe le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz ne montre aucun signe d’amélioration. La banque prévient que les risques de hausse pesant sur ses prévisions de base augmentent rapidement.

Goldman Sachs a indiqué qu’elle entend réviser prochainement ses prévisions de prix du pétrole si aucun élément ne permet de confirmer son hypothèse d’un retour progressif à la normale du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz au cours des prochains jours.

Ses prévisions actuelles pour le Brent sont de 80 dollars le baril en mars et de 70 dollars le baril au deuxième trimestre.

La banque a ajouté : « Nous pensons désormais que les prix du pétrole, notamment des produits raffinés, devraient dépasser leurs sommets de 2008 et 2022 si la baisse du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz se poursuit tout au long du mois de mars. »

Le pétrole brut devrait enregistrer ses plus fortes hausses hebdomadaires depuis la forte volatilité du printemps 2020, liée à la pandémie de COVID-19, après que le conflit au Moyen-Orient a paralysé le transport maritime et les exportations d’énergie via le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique.

Goldman Sachs estime actuellement que le trafic quotidien moyen dans le détroit d’Ormuz a chuté de 90 %.

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La Gazette

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