La Société koweïtienne pour la protection de l’environnement a appelé à l’adoption de solutions innovantes et durables pour lutter contre la désertification dans le pays et atténuer ses impacts environnementaux et économiques, ainsi qu’à renforcer la protection des réserves naturelles, de la végétation et des sols.
Le Dr Wafaa Behbehani, membre de la Société, a déclaré à l’agence de presse KUNA à l’occasion de la Journée mondiale de la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, que la lutte contre la désertification nécessite de sensibiliser davantage les communautés, de promouvoir le reboisement durable et de développer les partenariats communautaires afin de protéger ces zones et d’assurer leur pérennité pour les générations futures, sans oublier l’importance et le rôle des accords environnementaux internationaux.
Le Dr Behbehani a ajouté que la désertification au Koweït est due à une combinaison de facteurs, notamment la sécheresse, les températures élevées, la faiblesse des précipitations, les tempêtes de sable et de poussière, et la salinisation des sols.
Elle a expliqué que d’autres facteurs contribuent à ce phénomène, tels que les activités humaines liées au camping et au surpâturage, ainsi que les conséquences de l’invasion irakienne du Koweït et la pollution pétrolière qui en a résulté. Elle a insisté sur la nécessité d’élaborer une stratégie pour faire face à ce phénomène, notamment compte tenu de l’expansion urbaine.
Ateliers périodiques
Behbehani a souligné l’importance des ateliers périodiques organisés par l’association au sein de son Centre de formation environnementale Sabah Al-Ahmad pour lutter contre la désertification. Ces ateliers visent à mettre en œuvre des mesures scientifiques et techniques pour freiner la progression de la désertification dans le pays.
Elle a expliqué que les rapports internationaux indiquent que la désertification est devenue une crise mondiale croissante. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé dans son rapport de juin que 1,66 milliard d’hectares de terres dans le monde, soit environ 10 % de la superficie terrestre totale, sont dégradés par les activités humaines. Plus de 60 % de cette dégradation concerne les terres agricoles, qui produisent 95 % de l’alimentation mondiale.
Behbehani a déclaré que les estimations des Nations Unies indiquent que les risques de désertification menacent les moyens de subsistance de plus d’un milliard de personnes dans une centaine de pays. Elle a ajouté qu’environ 12 millions d’hectares de terres sont perdus chaque année à cause de la désertification, soit l’équivalent de 10 millions de tonnes de céréales perdues, et a précisé que les pertes économiques sont estimées à environ 41 milliards de dollars par an.
Elle a souligné que les efforts de recherche sont axés sur l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle sur le terrain pour lutter contre la désertification. Ces technologies comprennent le traitement d’images, les systèmes d’information géographique intelligents, les techniques de télédétection et les drones, permettant la détection précoce de la désertification, la prévision de sa progression et la planification d’interventions proactives au moindre coût.
Efforts environnementaux
De son côté, l’Autorité publique de l’environnement a réaffirmé son engagement à renforcer ses efforts de surveillance et de suivi de la désertification et de la dégradation de l’environnement dans les zones désertiques, à améliorer la protection des écosystèmes désertiques et à préserver les pâturages naturels. Ceci contribue à la durabilité environnementale et à la protection des ressources naturelles du pays.
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