À l’occasion du 35e anniversaire de l’extinction du dernier puits de pétrole en feu au Koweït — commémoré le 6 novembre 1991 — cet événement se présente comme un jalon historique gravé dans la mémoire nationale. Il incarne la détermination inébranlable du peuple koweïtien et sa capacité à surmonter les épreuves et les défis, quelle que soit leur ampleur.
Au lendemain de la brutale invasion irakienne, l’État du Koweït a été confronté à l’une des plus graves catastrophes environnementales et économiques de l’histoire moderne. Les forces criminelles, alors en déroute, avaient mis le feu à des centaines de puits de pétrole, provoquant des destructions massives et des conséquences désastreuses pour l’environnement, l’économie et la vie quotidienne.
C’est en ce jour de 1991 que le Koweït a célébré l’extinction du dernier puits en feu, situé dans le champ de Burgan, dans la région d’Al-Ahmadi. La cérémonie s’est déroulée sous le patronage et en présence du regretté Émir, le cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah (que Dieu ait son âme). Cet événement a couronné des efforts colossaux, déployés pendant plusieurs mois par des équipes spécialisées koweïtiennes et des partenaires issus de pays amis, pour éteindre ces puits et limiter les retombées de l’une des pires catastrophes environnementales jamais connues par le monde.
La tragédie de l’incendie des puits a débuté le 21 février 1991, au moment de la retraite des forces d’invasion irakiennes. Elle a touché les principaux champs pétroliers koweïtiens — notamment Al-Ahmadi, Burgan, Al-Maqwa, Al-Manaqish et Al-Wafra — où sont apparus ce que l’on a appelé des « lacs de pétrole », aux conséquences extrêmement dangereuses pour l’environnement et la vie humaine.
L’embrasement des puits s’est accompagné d’une propagation massive de fumées et de flammes dans toutes les directions. Par ailleurs, le dynamitage des centres de collecte de pétrole — qui reliaient les puits aux terminaux d’exportation — a intensifié les incendies et aggravé les destructions dans toute la région. D’importantes quantités de résidus issus de ces incendies (suies) sont retombées sur le Koweït, recouvrant la végétation et les bâtiments. Cela a eu des conséquences graves sur les êtres vivants — plantes et animaux — et a plongé le jour dans une obscurité totale. Par ailleurs, une baisse des températures d’environ quatre degrés Celsius a entraîné la mort d’un grand nombre d’organismes marins.
Le nombre de puits de pétrole koweïtiens dynamités par les forces d’invasion irakiennes avant leur retrait s’est élevé à 737. Le Koweït a subi une perte quotidienne de 4 à 6 millions de barils de pétrole brut, ce qui représentait, à l’époque, un manque à gagner d’environ 120 millions de dollars par jour, sans compter les dommages environnementaux et sanitaires.
Ces incendies ont eu de multiples répercussions négatives sur les installations pétrolières dans diverses régions du pays, nécessitant une longue période de réhabilitation. De plus, les pertes matérielles qui en ont découlé ont pesé sur l’économie mondiale pendant sept mois.


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