Suivi de l’état d’un signalement…

L’Autorité publique de lutte contre la corruption (Nazaha) a lancé la phase pilote de trois nouveaux services en ligne via l’application unifiée de services publics en ligne (Sahl). Ces services permettent de déposer des signalements de corruption présumée, de joindre des documents complémentaires aux signalements et de suivre leur état d’avancement.

Dans un communiqué de presse publié mardi, Nazaha a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour développer ses services numériques et faciliter le signalement et le suivi des cas de corruption présumée par des canaux sécurisés et confidentiels.

L’Autorité a ajouté que la phase pilote vise à tester l’efficacité des services et à évaluer l’expérience utilisateur en vue du lancement officiel. Ce dernier interviendra après la finalisation de l’évaluation et la mise en œuvre des améliorations nécessaires afin de garantir des services numériques de haute qualité aux utilisateurs.

Nazaha a expliqué que le lancement de ces services coïncide avec la Journée internationale des lanceurs d’alerte, célébrée chaque année le 23 juin, en reconnaissance du rôle essentiel que jouent les lanceurs d’alerte dans la mise au jour des actes de corruption, contribuant ainsi à la protection des fonds publics, au renforcement de la confiance dans les institutions publiques et à l’établissement des principes de transparence et de responsabilité.

L’autorité a indiqué que le service de signalement permet aux utilisateurs de signaler facilement et confidentiellement par voie électronique les cas de corruption présumée. Le service de pièces jointes permet aux lanceurs d’alerte de soumettre de nouveaux documents et informations à l’appui de leurs signalements à tout moment de l’enquête, contribuant ainsi à la complétion du rapport et permettant à la Commission nationale anti-corruption (Nazaha) de remplir efficacement sa mission.

L’autorité a ajouté que le service de suivi des signalements témoigne de son engagement à renforcer la transparence et à tenir les lanceurs d’alerte informés de l’avancement de leur signalement, de sa réception à sa résolution. Ceci renforce la confiance entre l’autorité et les lanceurs d’alerte, améliore l’expérience utilisateur et reflète la volonté de Nazaha de développer ses services numériques et d’en faciliter l’accès.

L’autorité a réaffirmé son engagement à assurer une protection complète aux lanceurs d’alerte aux niveaux personnel, administratif et juridique, conformément aux dispositions de la loi Nazaha, de ses amendements et de ses règlements d’application. Cette protection est assurée par des canaux et des mécanismes garantissant la confidentialité des données et des informations transmises, conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

La Commission d’intégrité (Nazaha) a souligné que s’il existe une base juridique raisonnable justifiant une enquête pour corruption relevant de sa compétence, les mesures légales nécessaires seront prises, y compris, le cas échéant, la saisine des autorités judiciaires compétentes. Nazaha a assuré le public que tous les signalements font l’objet d’un examen, d’un contrôle et d’une enquête conformément à la loi et aux procédures établies, garantissant ainsi la protection des droits de toutes les parties.

Nazaha a également noté que les lanceurs d’alerte sont une pierre angulaire du système national d’intégrité et que leurs signalements ont contribué à mettre au jour des cas de corruption présumée et à saisir de nombreuses autorités judiciaires compétentes.

La Commission a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance à tous ceux qui ont signalé des cas de corruption présumée par sens du devoir national et de la responsabilité sociale, affirmant que les lanceurs d’alerte sont des partenaires essentiels pour soutenir les efforts de l’État visant à protéger les fonds publics, à préserver les ressources nationales et à faire respecter l’état de droit.

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La Gazette

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